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Conduite hivernale : les astuces d’Éric Gallardo, expert en pilotage sur glace, pour affronter neige et verglas en toute sécurité – BFM

Maîtriser la conduite hivernale sur neige et verglas selon Éric Gallardo

En hiver, la route se transforme en un véritable circuit de défis imprévus. D’après l’expertise d’Éric Gallardo, figure du pilotage sur glace et passionné de sécurité routière, chaque trajet sous la neige demande une préparation méthodique et une conduite adaptée. Les automobilistes l’ignorent parfois, mais le danger ne réside pas uniquement dans les couches de poudreuse ou les plaques de verglas visibles : c’est surtout le manque de préparation et l’excès de confiance qui mènent tout droit à l’accident. Un détour vers le nord de la France en début d’hiver illustre bien la rapidité avec laquelle une route banale se transforme en piège glissant. Un nombre croissant de véhicules finissent au fossé chaque année parce que la météo capricieuse n’avait prévenu personne.

Comment, alors, anticiper les pièges de l’hiver et conduire en toute sécurité quelle que soit la situation ? Le secret, selon Gallardo, c’est l’approche globale de la conduite hivernale. Ceci commence évidement par l’adoption de l’équipement hiver approprié. Les pneus hiver, homologués et adaptés, sont le socle de la sécurité sur chaussée froide. Ils sont bien plus efficaces pour affronter les températures négatives que les pneus toutes saisons, comme le précise ce guide détaillé sur les différences majeures entre pneus neige et pneus toutes saisons.

Parlons aussi de la gestion de la pression des pneus, trop souvent négligée : à basse température, elle diminue naturellement, augmentant le risque de perte d’adhérence. Connaître la pression idéale, comme expliqué dans cet article sur le gonflage et la pression des pneus, s’avère alors indispensable.

Éric Gallardo insiste, néanmoins, sur la mentalité du conducteur : la clé du succès, c’est la douceur et l’anticipation – deux valeurs fondamentales dans toute formation de pilotage sur glace. On ne freine jamais brutalement, on accélère avec progressivité, et l’on garde en permanence un œil sur la trajectoire et les distances. Les stages spécialisés, comme ceux proposés sur des circuits glace, permettent de prendre la pleine mesure des réactions du véhicule sur surface glissante, et d’acquérir ces fameux “bons réflexes” qu’évoque souvent l’expert à la télévision.

La liste qui suit résume les points incontournables pour chaque conducteur en hiver :

  • Vérification systématique de l’état de ses pneus et niveau d’usure.
  • Adoption de l’équipement hiver : pneus homologués, chaînes ou chaussettes selon besoin.
  • Réglage de la pression des pneus en tenant compte de la baisse de température.
  • Anticipation : réduire la vitesse avant un virage ou une descente.
  • Souplesse dans les changements de direction et lors des freinages.
  • Utilisation judicieuse du frein moteur dans les descentes.
  • Mise en pratique régulière grâce à des stages de conduite sur neige ou de pilotage sur glace.

En résumé, dompter l’hiver ne s’improvise pas. C’est en croisant préparation mécanique et intelligence de conduite que l’on arrive à réduire considérablement le risque d’accident. Passons maintenant aux équipements hivernaux considérés comme essentiels par les spécialistes, avec une mention particulière pour les astuces validées par Gallardo.

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Équipements hiver incontournables pour une sécurité maximale sur routes enneigées

Entrer dans la saison froide avec le bon arsenal de sécurité, c’est déjà faire la moitié du chemin vers une conduite hivernale sécurisée. Éric Gallardo explique que beaucoup de conducteurs sous-estiment l’importance de l’équipement et se reposent sur la seule prudence. Pourtant, il n’est pas rare de croiser en montagne des véhicules plantés sur la bas-côté, en attente de secours… faute d’une bonne préparation technique.

Commençons par la base : les pneus hiver. Leur gomme reste souple à basse température, contrairement à celle des pneus été, et leur sculpture optimise l’adhérence sur la neige et le verglas. Le site Michelin détaille l’ensemble des critères à surveiller dans son guide sur la conduite sécurisée en conditions hivernales. Mais attention, la réglementation évolue : depuis peu, les pneus doivent être homologués et respectent des normes européennes strictes, expliquées en détail ici sur la question de l’homologation pour le contrôle technique.

Pour ceux qui roulent occasionnellement sur la neige, les chaînes métalliques ou les chaussettes textiles se révèlent de précieux alliés. Elles s’installent rapidement, à condition d’avoir pris le temps d’apprendre la bonne méthode, expliquée dans ce tutoriel pour installer des chaînes neige. Les chaussettes, quant à elles, montent en puissance sur le marché grâce à leur efficacité et leur facilité d’usage, comme en atteste ce guide sur l’optimisation de l’adhérence grâce aux chaussettes.

Gallardo rappelle également le rôle fondamental du kit de prévention : grattoir à glace, bombe dégivrante, couverture, paire de gants et lampe torche de secours. Ces objets, anodins en apparence, évitent bien des péripéties en cas d’arrêt forcé ou de blocage. N’oublions pas d’ajouter les indispensables balais d’essuie-glace hiver, dont la résistance au gel peut faire la différence lors d’une tempête nocturne.

En matière de technique de freinage, la présence de l’ABS ne dispense pas de conserver une distance de sécurité conséquente. L’ABS empêche le blocage des roues, mais il ne fait pas de miracle sur la glace vive. C’est pourquoi Gallardo recommande de systématiquement privilégier la progressivité, de laisser travailler le frein moteur pour limiter les pertes d’adhérence et d’envisager une formation pratique comme celles sur circuit glace.

On oublie souvent que l’équipement ne s’arrête pas au matériel. En réalité, l’état physique du conducteur pèse tout autant dans la balance. Une fatigue accrue, des réflexes moins vifs ou un mauvais équipement vestimentaire peuvent transformer un simple trajet quotidien en aventure risquée. La sécurité hivernale s’envisage donc comme un tout, croisant performance mécanique, équipements adaptés et préparation personnelle.

Les bonnes pratiques et astuces de conduite sur neige et verglas, inspirées par Éric Gallardo

Emprunter une route enneigée, c’est entrer dans un univers où chaque geste compte et où la vigilance doit être permanente. Les astuces de conduite d’Éric Gallardo ne relèvent pas de la magie, mais bien du bon sens, appuyées sur des années de pratique du pilotage sur glace. Sa première recommandation : « Conduisez avec beaucoup de douceur et de progressivité », un mantra largement partagé lors de son passage sur BFM TV.

Il n’est pas rare, dans la pratique, de voir des conducteurs paniquer au moindre début de perte d’adhérence. La réaction classique ? Appuyer brutalement sur le frein ou tourner brusquement le volant. Le résultat est souvent une sortie de route. Gallardo explique qu’il vaut toujours mieux ralentir à l’aide du frein moteur pour maintenir le contrôle du véhicule, réduire sa vitesse dans les courbes et éviter tout geste brusque sur le volant. En d’autres termes : chaque manœuvre doit s’inscrire dans la logique de la fluidité et de l’anticipation.

Une autre astuce maison, largement testée lors des stages de conduite sur neige, consiste à démarrer en seconde, surtout si la chaussée est recouverte de neige tassée ou de verglas. Cela limite les risques de patinage des roues motrices et permet de s’extraire plus facilement d’un parking ou d’une rue enneigée. Cette technique trouve tout son sens dans bien des régions françaises où la neige arrive sans prévenir.

Gallardo insiste encore sur le positionnement du regard. Beaucoup fixent leurs obstacles (un arbre, une voiture dans le fossé) alors qu’il est bien plus sage de regarder la trajectoire voulue, ce réflexe conditionne littéralement la réaction naturelle du corps et de la voiture. Il ne faut pas non plus oublier de surveiller constamment sa distance de sécurité, le moindre mètre supplémentaire peut sauver une carrosserie ou même une vie !

Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, la participation à un stage de pilotage sur glace s’avère inestimable. Ce type d’apprentissage, disponible notamment dans les Alpes ou en Laponie, dote les participants d’outils techniques et psychologiques pour gérer l’imprévu. Face au stress d’un aquaplanage ou d’un tête-à-queue, l’entraînement fait toute la différence.

Dernier point essentiel : abandonner la tentation de désactiver les aides électroniques (ESP, ASR…). Elles sont conçues pour optimiser l’adhérence et éviter des pertes de contrôle mortelles. La confiance dans la technologie, alliée à la connaissance de ses propres réactions, structure une conduite défensive efficace.

Prévention des accidents en hiver : comprendre les risques, anticiper et réagir

La prévention des accidents en hiver, c’est d’abord un état d’esprit. D’après Gallardo, on ne lutte bien contre les risques qu’à partir du moment où l’on les comprend, puis qu’on les anticipe et qu’on apprend à y réagir. Trop de conducteurs sous-estiment la dangerosité du verglas, cette fine pellicule translucide qui, en une fraction de seconde, transforme une chaussée anodine en patinoire. Les chiffres en Europe montrent une recrudescence des sinistres chaque fois qu’une vague de froid s’abat : freinages mal maîtrisés, distances de sécurité non respectées, aquaplanages et pertes de contrôle soudaines.

Un dispositif bien pensé, et souvent détaillé lors des stages avec Gallardo, consiste à planifier ses déplacements, adapter ses horaires pour éviter les périodes de grand froid le matin ou tard le soir, là où le gel est le plus traître. Savoir consulter les bulletins météo, vérifier les alertes locales et rester informé via les canaux spécialisés est donc fondamental. Il est d’ailleurs possible de découvrir les recommandations adaptées à chaque contexte grâce à des plateformes comme celles de préparation à la conduite hivernale.

En cas d’incident – patinage, embardée, surprise par un obstacle – l’enjeu n’est plus d’éviter à tout prix l’accident, mais de limiter les conséquences. Éviter tout geste violent, garder le regard au loin, utiliser le frein moteur plutôt que le frein à pédale… voilà des gestes appris lors des sessions de pilotage sur verglas.

Le choix de son assurance n’est pas non plus à négliger. Certaines garanties couvrent spécifiquement les chutes ou accidents hivernaux, un atout pour ne pas se retrouver dépourvu. Pour connaître la réalité des prises en charge et éviter les mauvaises surprises, mieux vaut découvrir les points à vérifier à propos de l’assurance et des chutes en hiver.

Enfin, même les meilleurs experts n’excluent pas l’imprévu. Un conducteur averti saura dégager sa voiture bloquée au moindre incident ou gérer une attente prolongée grâce à son kit de survie. En hiver, l’autonomie et la réactivité deviennent des vertus cardinales. Ainsi, la prévention consiste moins à éradiquer le risque qu’à l’anticiper, s’y préparer et y réagir avec méthode pour revenir entier à destination.

Techniques de freinage et d’accélération pour une conduite hivernale sûre

Freiner ou accélérer sur une route verglacée demande des gestes précis et une grande maîtrise du véhicule. Sur une surface gelée, la loi de la physique prend le dessus, et il suffit de quelques centièmes de seconde pour perdre le contrôle. Éric Gallardo insiste sur l’art du freinage progressif : il ne s’agit jamais d’appuyer soudainement sur la pédale, mais de doser lentement la pression, pour maximiser l’efficacité du système ABS sans provoquer de dérapage. Une technique affinée uniquement par la pratique, que l’on apprend notamment sur Lapland Ice Driving.

L’accélération, elle, doit être régulée aussi finement que possible. Cela commence dès le départ, où le passage en seconde limite la force transmise aux roues, puis durant la reprise, où il faut absolument éviter tout à-coup. Les véhicules modernes sont souvent équipés de systèmes qui facilitent la gestion électronique de l’accélération, mais un pied attentif reste la meilleure assurance vie.

Gallardo éclaire aussi sur l’efficacité du frein moteur, souvent négligé par les conducteurs. Descendre une pente en laissant la voiture simplement “tirer” grâce à une vitesse adaptée réduira considérablement le risque de perte de contrôle. Les passionnés de mécanique savent d’ailleurs que cette méthode épargne aussi le système de freinage, faisant rimer économie et sécurité à chaque trajet, ce qui est largement détaillé dans l’article sur l’utilisation du frein moteur par temps froid.

L’alliance de ces techniques – progressivité, anticipation, gestion fine du frein moteur – fait la différence dans les moments critiques. Il ne s’agit pas seulement d’éviter un accident, mais de maîtriser son véhicule dans toutes les circonstances. Une discipline apprise en stage, pratiquée toute l’année, et qui révèle toute sa valeur lorsque la poudreuse envahit la chaussée.

Pour les curieux et ceux souhaitant approfondir leurs connaissances, plusieurs ressources offrent des conseils précieux sur la manière de conduire en sécurité sur neige et glace. On découvre alors que la maîtrise technique devient un réflexe, un automatisme salvateur quand la météo décide de jouer les trouble-fête.

Ainsi se clôt la série des compétences nécessaires pour une conduite hivernale efficace. Les enseignements d’Éric Gallardo résonnent comme un rappel bienveillant : l’hiver n’est jamais une fatalité lorsqu’on adopte la bonne logique de sécurité.

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